Lina
HAKIM
Liban
Installations, livres d'art, graphisme |
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June 2004, MA Book Arts
at Camberwell College of Arts, University of the Arts London.
June 2001, Bachelors of Graphic Design at the American University
of Beirut.
Ma
recherche personnelle est une exploration de différents
modes de questionnement et de manières de regarder le monde,
une recherche où réflexion et action ne sont pas
séparées, où un territoire et son plan se
confondent. Ce questionnement ouvert et artistique sur les secrets
de l’univers est catalysé par un intérêt
pour la relation entre art et savoir, et est basé sur une
confiance en une intuition métaphorique à la base
de toute créativité.
Les sujets qui me concernent sont la lecture, le langage, la traduction
et, surtout, le poétique comme alternative imaginative,
investigatrice et critique à la profusion d’information
dans la vie de tous les jours.
Mon expérience récente à Braziers International
Artists Workshop cet été a aussi introduit les notions
de participation, générosité, amitié
et du jeu, que j’ai décidé d’aborder
en tant qu’activités créatives et pédagogiques.
Mon travail artistique est une trace du chemin pris, une notation
de rencontres accidentelles et de situations trouvées,
une documentation de mes interventions et expériences,
des cartographies et des listes, des preuves qui rendent le processus
visible et palpable. Le but du travail est la conversation, l’échange
d’idées, la comparaison d’expériences.
La raison pour une exposition est de déclencher un dialogue,
et les livres d’artistes sont parfaits pour la conversation
intime qu’ils permettent.
TGD7
à la Villa Dutoit, c'était un monde en soi, une
année en deux semaines (de la neige d'hiver au magnolia
fleuri du printemps), tellement intense était l'expérience:
des retrouvailles, de nouvelles amitiés et surtout une
inspiration exceptionnelle. Plein de sourires...
L'expérience du workshop était similaire à
une discussion continue entre artistes de régions et de
disciplines différentes, avec le thème du projet,
femme et autorité, toujours présent comme sujet.
Une ouverture sur d'autres approches pour aborder ce sujet, sur
d'autres façons de travailler, et surtout sur d'autres
manières de penser l'art.
Le tout dans une atmosphère gaie et tendre, un petit royaume
de folie douce et créatrice.
L'atelier avec les élèves de la Seymaz était
aussi très éclairant: ces élèves de
13 ans ont été vite intéressés par
le concept de l'installation en art, et ont su donner libre cours
à leur imagination en pensant d'incroyables possibilités
d'installation. Leur travail final, des tags en 3D, était
une superbe réflexion sur le thème de l'atelier
et une réaction à l'autorité en général:
leur idée de faire des tags était qu'il faut faire
entendre sa voix, qui qu'on soit, et d'où qu'on vienne.
Finalement, dans ma propre démarche durant le workshop,
je me suis intéressée à l'intimité,
l'intériorité et la fragilité féminine
comme ce qui, paradoxalement, fait sa force et son autorité.
Un regard ciselant, coupant de petites brèches pour révéler
des détails secrets du quotidien.
La présence et le travail des artistes a été
le fil conducteur de mes investigations, et m'a permis de m'aventurer
dans des avenues toutes nouvelles qui continuent à influencer
mon processus de travail.
Je suis très reconnaissante aux coordinateurs qui ont permis
la réalisation de ce projet, aux artistes participants
qui l'ont coloré et défini pour moi, et aux 'réguliers'
de la Villa qui ont contribué plus qu'ils ne le savent
à l'ambiance amicale et créative. MERCI pour tout.
