Juan
Carlos GOMEZ MONDINO
Espagne / Argentine
Sculpture / peinture / performance |
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Licencié
en Arts Contemporains.
Coordinateur du collectif Art-Action.
Etudes à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts Prilidiano Pueyrredon
et à l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts Ernesto de
la Carcòva, Buenos Aires, Argentine.
Participe à des expositions collectives et individuelles
depuis 1983.
Conclusions
du workshop de la Villa Dutoit
La Chambre de Juliette
« Les conclusions, des fois, sont aussi le point de départ»
A travers l’histoire mythique de la femme, chaque fois qu’une
femme possède des pouvoirs, ces pouvoirs sont donnés
comme une punition ou une malédiction : Lilith la première
créature créée par Dieu était confinée
au centre de la terre parce qu’elle était plus intelligente
que son créateur.
Les Gorgones : Sthénoson, Euryale et Méduse égorge
par Persée, et de son sang en naquis Pègase, cheval
ailé et monture de Bellérophon, symbole de l’inspiration
poétique.
Pénélope est punie à attendre éternellement
Ulysse, symbole de la fidelité.
La Malinche qui trahit son peuple par vengeance et également
par amour pour Cortés, provoque la conquête du Mexique,
ils réussisent à faire tomber Tenochtitlán
la capital de l’Empire Aztèque, en même temps
Cortés conquiert l’Amerique.
Juliette symbole du premier amour est sans doute le plus connu de
ces personnages tragiques. C’est à partir de son histoire
que j’ai commencé mon installation : « La Chambre
de Juliette », où un miroir domine toute la vision
de la chambre (la plus ancienne chambre de la Villa Dutoit).
Le miroir était aussi le symbole de la vanité. Placé
sur la cheminée, c’est le point de regard de mon installation.
Les fils d’Ariane qui traversent le labyrinthe pour que Thésèe
puisse tuer le Minotaure, apparaissent sur les étagèrés
et la cheminée. Par la suite, Thésèe l’enlève,
puis l’abandonne sur l’île de Naxos. Une nouvelle
fois la femme fut punie pour son amour, son intelligence ainsi que
son courage, tout comme ce qui se passe encore y compris dans l’UE
et en Suisse oú se pratique l’excision dans le but
de priver des plaisirs sexuels.
Comme une apparition fantasmagorique la Lucrèce Borgia, une
image grotesque, symbôle de beauté, protectrice des
arts et des lettres. Cette dernière, fut le jouet de la politique
de sa famille criminelle comme le veut sa réputation d’assassine
perverse. Cette fois-ci elle fut incarnée par moi-même,
un homme devenu tragiquement femme fatale.
Mais il existe encore une autre réalité dans mon installation,
c’est la réalité propre des matériaux
végétaux qui se sèchent de jour en jour, changent
de couleur, de formes en se modifiant inéxorablement. Encore
un symbole, la veillesse et la mort.
En ce Monde Capitaliste sans Mythes, où l’argent a
prit la place de Dieu, la femme fait partie d’un simple groupe
de consommation, tout comme le sont les propriétaires d’animaux,
les enfants, les homosexuelles, les personnes agées, les
gens, NOUS !
Ma conclusion se renforce et je dis en criant :
« L’unique autorité que je reconnais valable,
c’est l’autorité de l’amour … Love
is Power ! »

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