Caroline
BROISSAND
France
Peinture |
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Caroline Broissand est née en 1954 en Tunisie.
Après des études d’art et de design à
Paris American Academy, elle exerce la profession de décoratrice
et de styliste à Paris.
En 1993, elle crée à Annecy une boutique d’objets
contemporains qu’elle transforme en 1997 en Atelier Galerie
pour se consacrer totalement à la peinture. Elle y expose
ses œuvres et quelques-unes de son père, le sculpteur
René Broissand.
En juillet 1998, elle fait sa première exposition collective
au sein du Groupement des Arts et Lettres d'Albertville et de
la Tarentaise (GALAT), à la maison Perrier de la Bathie
à Conflans-Albertville. De novembre 1999 à mi-janvier
2000, c'est sa première exposition à la cité
de l'eau de Publier (Evian). Elle a exposé ses peintures
dans une dizaine de galeries en Haute-Savoie, et Savoie, Bedoin
(Vaucluse), à Paris à l'Espace l'Harmattan et au
Grand Marché de l'Art Contemporain de la Bastille, à
Miami (Curstnocs Fine Arts), etc.
Quelle
belle idée de réunir, dans ce lieu de la Villa Dutoit
qui n’attendait qu’à vivre, des artistes de
culture, d’expressions, d’âges et d’horizons
si différents.
Comme ma façon d’aborder une toile blanche, je suis
« rentrée » dans le workshop, sans un a priori,
sans une appréhension, seulement guidée par mon
intuition, seulement prête à recevoir des émotions
qui pouvaient me remplir, me nourrir. J’ai trouvé
ma place, Denise, Kaaren, Lina, Philippe, Mister Cool, Nicolas,
Chimène, Juan, Donna, Dieng Cissé et Lorédane
ont trouvé la leur, simplement, dans l’évidence,
comme si chaque espace nous était destiné. Anne
était notre mère nourricière !!! Ousmane
toujours là pour nous demander si tout allait bien !!!
Nous étions les Artistes Elus !!!!
Les « matériaux » de cette « œuvre
d’art » étaient tous là mais nous ne
le savions pas encore. Les couleurs, les volumes, les reliefs,
les idées jaillissaient de toutes parts, dans un désordre
tout de suite amical et tendre. Aucun de nous ne savait où
il allait, mais nullement inquiet, l’énergie des
uns nourrissant l’énergie des autres, nous étions
heureux de créer ensemble.
Au détour d’une pièce, respectueuse de ce
qui naissait, j’ai découvert de vrais petits bijoux
de poésie, de l’art comme je l’aime, des morceaux
d’univers magnifiques, qui me ramenaient vers ma toile,
plus avide encore de poser sur elle une touche d’ émotion,
un souffle de ressenti, impalpable, inconscient. Toute ma démarche
artistique tend vers cela et le TGD7 semblait l‘avoir deviné
! Et si le doute arrivait, sur l’équilibre de ma
toile, sur sa composition, sur une couleur à choisir, si
le jugement polluait mon regard, l’intérêt
de l’un ou l’une me suffisait pour avancer.
Et puis, tout s’est ordonnancé, comme par magie,
comme lorsque la toile ou l’œuvre est réussie,
comme une entité indépendante de nous, avec ce petit
supplément d’âme qui donne l’émotion
et fait vibrer celui qui laisse l’art venir à lui.
Le temps s’est arrêté, le temps d’un
Magnolia en fleur; des liens se sont tissés et je crois
pouvoir dire qu’il y aura un avant et un après, pour
chacun de nous. Et qui saura bien regarder nos œuvres ultérieures
, peut-être devinera-t-il un peu de l’âme du
TGD7…
Un grand merci à Anne, à Ousmane et à André-William
(le talentueux chef d’orchestre de cette symphonie artistique
!) et à tout ceux qui ont contribué à cette
belle rencontre !
